Ce que votre métier calcule et que les autres ne calculent pas
Le volume est l’inverse de celui du gros œuvre : là où une entreprise de bâtiment suit quinze chantiers dans l’année, un installateur en traite plusieurs par semaine. Un devis doit donc sortir en quelques minutes depuis des ouvrages déjà chiffrés, et le délai de réponse compte autant que le prix — un particulier qui attend trois jours a déjà appelé quelqu’un d’autre. Un outil qui demande dix minutes par devis n’est pas lent, il est inutilisable.
La marge, ensuite, vient de deux sources qui se comportent différemment. La main-d’œuvre se pilote par les heures, le matériel par les prix d’achat, qui bougent, qui dépendent des remises négociées et qui ne sont pas les mêmes selon le fournisseur dépanné ce jour-là. Un coefficient appliqué uniformément fait perdre de l’argent sur les postes où le prix a monté sans que personne ne s’en aperçoive avant l’exercice suivant.
S’ajoutent deux mécaniques propres au secteur. Le SAV sous garantie, d’abord : un retour n’est pas une nouvelle affaire, c’est un coût qui doit se rattacher au chantier d’origine, faute de quoi une installation qui a mal tourné continue d’apparaître comme rentable. Les dossiers d’aide à la rénovation ensuite, dont l’accord conditionne le paiement d’une partie du chantier : ils portent leurs propres pièces, leurs délais et leur risque de trésorerie, et ils se suivent rarement au même endroit que le chantier lui-même.
Ce qui se contourne à la main dans la plupart des entreprises
Le métier tourne, mais il tourne sur la mémoire de deux ou trois personnes.
- Les devis sont refaits depuis un ancien devis retrouvé dans les dossiers.
- Le planning des dépannages est un tableau blanc, réécrit chaque matin.
- Les bons de livraison fournisseurs sont rattachés au chantier de mémoire, ou pas du tout.
- Un retour sous garantie est traité comme une intervention neuve.
- Les dossiers d’aide sont suivis dans un tableur, séparément du chantier.
- La marge réelle d’un chantier terminé n’est jamais recalculée.
Ce que nous n’avons pas encore fait ici
Aucun engagement du portfolio ne porte sur ce secteur. Nous préférons l’écrire plutôt que de le laisser supposer. Voici le plus proche par ses règles de gestion :
Génie climatiqueAffaires et interventions d’un installateur en génie climatiqueUn outil unique pour suivre les affaires, planifier les interventions et produire les rapports terrain, à la place d’un gestionnaire de tâches généraliste détourné de son usage.Lire l’étude de cas complète