Ce que votre métier calcule et que les autres ne calculent pas
Le contrat d’entretien est une mécanique à lui seul. Il porte une périodicité, un engagement de passage, un tarif reconduit, et il génère un travail qui doit sortir tout seul du système : la liste des visites à programmer, celles qui sont en retard, celles qui approchent de l’échéance du contrat. Un agenda ne sait pas faire ça, parce qu’un agenda ne connaît pas la notion de contrat échu.
S’y ajoute une obligation que les autres métiers du bâtiment n’ont pas : la traçabilité des fluides frigorigènes. Quantité chargée, quantité récupérée, numéro d’équipement, attestation de capacité de l’intervenant — cela doit se tenir à jour et se retrouver équipement par équipement, pas dans un classeur reconstitué la veille d’un contrôle. Une saisie sur le terrain qui alimente le registre est la seule version qui tienne dans le temps.
Enfin, la rentabilité ne se lit ni au chantier ni au contrat, mais aux deux. Une affaire d’installation se juge sur le devis, les heures passées et le matériel consommé. Un contrat d’entretien se juge sur une année de passages face à un forfait, et c’est là que se cachent les contrats qui ne gagnent plus d’argent : ceux dont le nombre d’interventions curatives a doublé sans que le tarif bouge. Personne ne le voit tant que les deux sont dans deux outils différents.
Ce qui se contourne à la main dans la plupart des entreprises
Aucun de ces points n’est une négligence : ce sont les endroits où le métier dépasse l’outil.
- Les visites d’entretien sont programmées depuis un tableur annuel tenu par une seule personne.
- Le registre des fluides est recopié depuis les rapports papier, après coup.
- Un rapport d’intervention est ressaisi au bureau pour pouvoir être facturé.
- La rentabilité d’un contrat d’entretien n’est calculée que si quelqu’un la demande.
- Le technicien appelle le bureau pour savoir ce qui a été fait la dernière fois sur la machine.
- Les heures passées sur un chantier sont connues trop tard pour corriger quoi que ce soit.